LE BLOG DE STEPHANE

28 février, 2010

MoDem Vendée … je ne voterai pas pour eux !

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Régionales 2010 : Raoul Mestre Président en titre du MoDem Vendée et Conseiller Municipal s'était fort logiquement déclaré tête de liste départementale. Logiquement et (par loyauté …) je l'ai suivi

C'était sans compter les jalousies des amis d'hier devenus rivaux par excès d'ambition ou simplement pour masquer le misérabilisme de leur existence.

Coups bas en tous genres, insultes,  réunions illégales, liste bâclée avec  désistements ou ralliements de dernière minute et des candidats inconnus, utilisation frauduleuse du fichier du MoDem Vendée et de ses adresses mail grâce à une secrétaire démissionnaire et un pseudo responsable de communication soudain beaucoup plus actif, voila ce qu'est devenu le MoDem en Vendée.

A force de lobying, ce sera donc la liste du MoDem aux régionales 2010…. Une bien belle liste composée de candidats tous plus recommandables les uns que les autres ….

Depuis j'ai remis en route le site internet pour rappeler que cet épisode fâcheux ne doit pas faire oublier que le MoDem Vendée continue d'exister avec son Président actuel et que comme la majorité des adhérents (pour ceux qui ne sont pas encore dégoûtés) nous restons a ses côtés pour avancer. Et nous le resterons malgré la destitution demandée par certains !

Depuis le comité de campagne évite de me faire parvenir ses informations et convocations.

Membre du Bureau Exécutif, pourtant je ne voterai pas MoDem !

Je ne suis malheureusement pas seul !




4 novembre, 2008

Un projet qui plaira peut être davantage au Conseil Général …

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Pays de la Loire environnement: L'énergie des vagues étudiée au large du Croisic  

« Site d’ Expérimentation en Mer pour la Récupération de l’Energie des Vagues », est le nom donné par les chercheurs des Pays de la Loire à la plateforme d’essais en mer, première de ce type en France, destinée à tester et mettre au point des systèmes produisant de l’énergie électrique à partir de la houle. Ce projet devrait voir le jour dès l’été 2010 au large des côtes du Croisic.
La plateforme à vocation internationale SEM-REV est un outil de recherche collaborative qui permettra de mettre au point en grandeur nature le principe de récupération de l’énergie de la houle testé préalablement en laboratoire. Les chercheurs et industriels disposeront ainsi des moyens nécessaires aux essais de prototypes avant leur exploitation industrielle.
La plate-forme comportera des moyens de mesure et de contrôle des paramètres externes (vent, hauteur de vagues, températures, etc.) et internes aux prototypes ainsi qu’une infrastructure permettant de récupérer à terre l’énergie produite par la ou les machines prototypes installées en mer (« prise électrique marine »).
Le choix du site a été effectué sur la base d’études qui ont fait apparaître un site optimum situé au large du Croisic sur la base des contraintes techniques réglementaires et environnementales et du respect d’usage des espaces maritimes par les professionnels de la mer.
La construction du projet SEM-REV s’achèvera en juillet 2010 avant d’entamer sa phase d’exploitation (les modalités de gestion du site sont en cours de définition, précise un communiqué).
L’investissement s’élève à 5,5 M€ ; il est financé à hauteur de 1,56 M€ par l’Etat (Ministère de la Recherche et CNRS), 2,19 M€ par la Région des Pays de la Loire (dans le cadre du contrat de projets Etat-Région des Pays de la Loire 2007-2013), 1,25 M€ par le FEDER et 0,5 M€ par le Département de la Loire-Atlantique.

Au-delà de l’expérimentation, des sites d’exploitation pourront être installés dans la zone maritime des Pays de la Loire pour tester des fermes de production électrique, notamment au large de l’Ile d’Yeu.

Energie houlomotrice
Selon l’Agence Internationale de l'Energie (AIE), l’énergie des vagues dispose de la ressource la plus abondante de toutes les énergies renouvelables marines. On estime que l’énergie récupérable de ce gisement brut pourrait s’élever à 5000 TWh/an, soit pratiquement le tiers de la consommation actuelle mondiale d’électricité. En France Métropolitaine la ressource globale brute se chiffre à 420 TWh/an.
Il existe aujourd’hui un foisonnement de technologies pouvant récupérer cette énergie pour des fins de production d’énergie électrique ou de désalinisation principalement. Les moyens mécaniques de conversion et de transport de cette énergie diffèrent d’un système à l’autre. Les experts du domaine en viennent à classer les divers systèmes par grandes familles :

Les colonnes d’eau oscillantes : systèmes utilisant la compression de l’air par l’oscillation de l’eau dans une chambre fermée. Des turbines sont ensuite actionnées mécaniquement par l’air sous pression. Les installations peuvent être flottantes en mer ou fixes sur le littoral.
Les systèmes à déferlement : les vagues déferlent dans des réservoirs pouvant ensuite se décharger à travers des turbines. Ce type de technologie prévoit une plage artificielle qui provoque le déferlement des vagues. Les installations peuvent être flottantes en mer ou fixes sur le littoral.
Les flotteurs : systèmes comportant un dispositif mécanique actionné par les vagues. Les systèmes de conversion d’énergie peuvent être hydrauliques ou utilisant des génératrices électriques directes.
Les systèmes posés au fond : fixés sur le fond marin, ces systèmes utilisent l’oscillation de l’eau induite par les vagues et ressentie dans toute la hauteur d’eau. Des volets battants ressemblant aux batteurs de houle peuvent être utilisés, ou encore des bouées à mi-surface amarrées au fond et dont le mouvement comprime de l’eau pour la transporter sous-pression jusqu’à terre.
Un recensement des projets de développement de technologies visant la récupération de l’énergie des vagues effectué en 2006 par l’AEI aboutit à l’existence de 46 concepts différents. Les différentes technologies sont développées essentiellement en Europe et en Amérique du Nord. Plusieurs activités de recherche et développement, liées à cette filière, coexistent dans les différents pays. Cependant ce secteur est en train de connaître la naissance d’activités commerciales dues à l’approche de plus en plus importante des différents concepts de leur stade de maturité pré-commerciale.

Expérimentations
Les essais de démonstration et de mise au point permettent de réduire les risques de lancement d’une nouvelle technologie. Outre la confiance qu’ils peuvent amener aux investisseurs, la phase d’expérimentation est un moyen important de réduction des coûts à travers l’optimisation technico-économique.

Ainsi le Site d’Expérimentation en Mer pour la Récupération de l’Energie des Vagues sera-t-il la première plateforme d’essais en France qui pourra accueillir les systèmes de production d’électricité à partir des vagues.

Le SEM-REV est un cluster international qui combinera des activités de recherche et développement à celles de la mise au point industrielle des prototypes pré-commerciaux.

Objectifs scientifiques et techniques du SEM-REV
Les objectifs scientifiques du site d’expérimentation dans le domaine de l’énergie des vagues sont les suivants :

Évaluer et améliorer la performance des prototypes
Mettre au point les composants et les sous-systèmes
Analyser l’interaction avec le réseau électrique
Définir un protocole d’analyse de l’impact environnemental
Le site d’expérimentation en mer accueillera chaque prototype pour des essais de moyenne à longue durée (6 mois à 2 ans).
Le site est équipé avec l’instrumentation de mesure océanographique (bouées houlographes, marégraphes, profileurs de courant, liaisons radio pour transmission des données en temps réel), l’infrastructure électrique le reliant à la côte (câble, poste de livraison, connexion réseau, instruments de mesure de la qualité du courant), et un local sur le littoral pour l’accueil des équipements de monitoring et de contrôle du système depuis la terre, ainsi que l’accueil des chercheurs , ingénieurs et techniciens en charge des mesures et du contrôle.
Le site disposera également d’équipement opérationnel dédié tel un navire de servitude qui servira pour le déploiement des équipements légers et pour la supervision des opérations. Des navires spécialisés pourront être mobilisés pour des opérations de plus grande envergure.
(src : Centrale Nantes)

Source: www.enerzine.com

3 novembre, 2008

Le site du Modem Vendée en ligne

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Le site internet du Modem Vendée est terminé et s'enrichit de jour en jour, preuve que le Modem en Vendée avance ….

N'hésitez pas a y faire ne visite : http://www.modem-vendee.fr

Ayant contribué à sa réalisation au sein de la commission communication, n'hésitez pas à me faire part de vos observations !

Stéphane Guinot (mail :  modem85yeu@ouvaton.org )

 

AVANCER ….

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Voici donc mon billet d'humeur de la semaine  ! 

Elu au Conseil Départemental sur la liste de Raoul Mestre et Monique Allard, je suis surpris de l'immobilisme dont font preuve certain.

De là a y voir une réaction de mauvaise humeur d'élus de listes minoritaires ….

Les élections au Conseil Départemental sont terminées il serait temps de dépasser les clivages pour avancer tous ensemble comme le propose Raoul Mestre ; et ce ne seront pas les mails ciblés et les recours qui y changeront quoique ce soit.

Quelle image donneront nous si nous n'y parvenons pas ?

Stéphane Guinot 

 




24 octobre, 2008

Philosophie de la crise financière… et question sur notre civilisation

Enregistré dans : Agenda, Revue de presse — modem85yeu @ 9:17

Cet article a été rédigé par un reporter d'AgoraVox

Après l'effondrement du système communiste dans les années 90, nous venons de constater la ruine et l’échec du modèle néocapitaliste anglo-saxon libéral, fondé sur la recherche du profit individuel et sur la loi du marché (et la loi du plus fort, quitte à laisser les faibles sur le carreau) supposée équilibrante et autorégulatrice, créatrice de richesses pour le bien-être de tous.

La question essentielle qui se pose à nous est la suivante : allons-nous colmater les brèches de ce système et continuer à faire tourner le même moteur en le bridant, devons-nous “refonder le capitalisme”, ou bien existe-t-il un modèle alternatif ?

Les leçons de la crise sur le modèle néocapitaliste

Nous avons récemment réalisé que lorsque le système capitaliste mondialisé crée de la richesse, il accroit en même temps les inégalités, que ce soit au sein des nations ou entre les nations (Nord/sud). Voir mon article en attestant. Ce système n’est pas juste et il n’est pas durable.   De plus il est basé sur l’illusion. Illusion d’un marché parfait dans la transparence de l’information et la parfaite concurrence, l’équilibre des prix entre l’offre et la demande. Or le marché n’est pas parfait comme l’a démontré Joseph Stiglitz : l’accès à l’information n’est pas le même pour tous, certains étant privilégiés, la concurrence est faussée (effet des concentrations et des lobbyings), le prix de marché à un instant t reflète un prix marginal entre une offre et une demande marginale, le prix que les quelques acteurs en excédent de demande seront prêts à payer (le prix s’appliquant alors à tous), d’où les hausses fulgurantes vues cet été sur le pétrole et les matières premières ; de plus le prix de marché est plus basé sur la spéculation de la valeur future que sur la valeur réelle. Ce prix « marginal » s’appliquant à tout le stock, notamment pour la valorisation d’actifs dans les portefeuilles, dans les bilans (« fair value », « mark-to-market »), il donne l’illusion d’une valeur des biens, des entreprises, des banques, par la valeur de marché, qui en fait n’est pas forcément une valeur réelle représentative des biens.   Le résultat est qu’on vient de tomber de haut. La bourse a chuté d’environ 50% depuis le 1er janvier 2008. Ce n’est pas une « destruction de valeur » réelle des actifs de l’économie (la capacité des entreprises à produire n’a pas été modifiée), mais c’est tout comme car c’est la prise de conscience que la valeur de patrimoine de l’économie est deux fois moindre que ce que l’on croyait. Sans doute cette chute est-elle d’ailleurs bien trop forte comparée à une valeur « réelle », car l’effet violent du marché est toujours exagéré et en l’occurrence on surestime sans doute trop les risques tant que la confiance est à ce point entamée.   Illusion, bulle, … puis désillusion, éclatement de la bulle. Perte potentielle pour les épargnants, les retraites capitalisées, les assurances vies (comparée à ce qu’ils croyaient détenir). Perte brutale pour les banques dans leurs comptes à cause du fameux « mark-to-market », les obligeant à aligner plus de fonds propres pour couvrir ces pertes et faire face au reste de leurs engagements, eux-mêmes devenus plus risqués dans un contexte de récession économique. Pertes induites pour l’Etat et in fine le contribuable (émission de dette d’Etat même si elle est temporaire en attendant des jours meilleurs, afin de renflouer les banques, augmentant ensuite la charge financière de la dette). Pertes induites pour tous lorsque la crise financière devient crise économique (baisse de pouvoir d’achat, chômage) puis crise sociale.   La question de projet de société, voire de civilisation

  La question est donc finalement la suivante : - va-t-on se contenter d’éteindre l’incendie, de colmater les brèches par le plan de soutien aux banques et la mise en place de verrous supplémentaires, d’une régulation renforcée, d’encadrement des abus d’appropriation des profits (parachutes dorés, rémunération des grands patrons et des traders), d’ajustement de normes comptables bancaires, puis continuer à faire tourner cette machine infernale basée sur le même moteur de recherche effrénée du profit individuel ? Est-ce cela « refonder le capitalisme » comme le propose notre président de la république Nicolas Sarkozy ? Apparemment les vœux pieux et contraintes souhaitées de développement durable et de solidarité aux pays les moins avancés n’arrivent pas à s’imposer et devront peut-être s’imposer par d’autres électrochocs … - ou bien réfléchit-on vraiment en profondeur à un autre modèle ?   C’est la question essentielle, existentielle, de notre civilisation.   Si le modèle économique actuel ne fonctionne pas, il nous faut réinventer un projet de société et je dirais même plus un projet de civilisation. C’est ce que j’expliquais dans un article paru le 22 décembre 2007, avant même que Nicolas Sarkozy reprenne ce terme sur les conseils de Henri Guaino, s’inspirant du « projet de civilisation » de Edgard Morin.   Je disais dans cet article que la civilisation actuelle connaît les premiers signes de sa mortalité, notamment au travers du défi écologique. Mais bien au delà de cette mortalité physique, elle souffre également de signes de mortalité morale et spirituelle, de perte d’humanité. Je disais aussi, reprenant François Bayrou, qui à mon avis est l’homme politique en France et même en Europe qui a le mieux analyser notre monde, compris la société actuelle et pressenti tout ce qui allait se passer :   Le modèle de civilisation dominant, qui est celui du néocapitalisme basé essentiellement sur des valeurs matérialistes, la recherche du profit, la valeur de l’argent, et le règne de l’image, du paraître, au détriment des valeurs humaines et spirituelles. Dans ce modèle règne la loi du plus fort. Ce modèle fertilise son pouvoir sur le terrain de la mondialisation. Il génère des inégalités croissantes dans le monde et dans chacune des sociétés qui le composent. Il ne sait pas venir à bout de la pauvreté dans le monde ni du désastre écologique qui menace la planète, car les intérêts matériels et particuliers à court terme l’emportent toujours sur l’intérêt général à long terme. Il ne paraît pas non plus rendre les gens plus heureux, contribuer à augmenter le niveau de bonheur des populations, sinon par une éphémère impression de bonheur représentée par l’argent, un pouvoir d’achat. La domination du monde par ce modèle induit implicitement cette civilisation à sa propre destruction.

  Les partisans de ce modèle, au travers de partis politiques, ne clament pas bien sûr qu’ils recherchent les inégalités croissantes et la loi du plus fort, qui en fait sont implicites des valeurs matérialistes qu’ils érigent comme prioritaires. Ils aiment se proclamer tenants de la Démocratie et de la République, bien qu’ils n’en respectent pas des principes fondamentaux, galvaudant ces nobles termes pour épicer leurs discours ou les rendre convenables. Leur stratégie politique est basée sur la séduction, le pouvoir des médias, la soumission aux sondages, une forme de populisme, la conservation du pouvoir par les puissants tout en entretenant une volontaire léthargie, passivité des masses, en les divertissant par les jeux, les programmes télévisés, en les faisant rêver par l’entretien d’événements people, le star system, l’espérance de gains où chacun a sa chance (loterie et loto), … et l’illusion que le salut est dans l’action effrénée, quel que soit son aboutissement, du moment que « ça bouge ». C’est la société du « zapping » perpétuel.   Un autre modèle de civilisation a tenté de s’imposer au XXème siècle avec l’échec que l’on connaît matérialisé par la chute du mur de Berlin en 1989 et la période de la Perestroïka en URSS : le modèle socialiste communiste, très dirigiste, prônant l’appropriation des terres et bien de production par l’Etat, avec une centralisation extrême du pouvoir et de la redistribution des revenus. Ce modèle aboutit à un appauvrissement de la population, une déresponsabilisation des citoyens, à la prise de pouvoir par une oligarchie représentant l’Etat et s’octroyant des privilèges, à la dictature.   Il y a donc bien à présent deux modèles de civilisation qui s’affrontent aujourd’hui sur notre planète, dont la concurrence alimentera le combat politique des prochaines décennies, pas seulement en France mais également chez nos voisins européens comme aux Etats-Unis et même dans le reste du monde, remplaçant le traditionnel clivage « Gauche-droite » en France, aujourd’hui dépassé :

-d’un côté le modèle néocapitaliste basé sur des valeurs matérialistes, la loi du plus fort, qui génère des inégalités croissantes,

-de l’autre le modèle démocrate et humaniste, priorisant les valeurs humaines et spirituelles, visant une justice croissante et un développement humain. Sans cependant nier la réalité économique et le contexte de la mondialisation.   Quel moteur pour un modèle alternatif humaniste ?   On connait le moteur du modèle néocapitaliste : c’est celui de la recherche et de l’accumulation du profit individuel même s’il s’exerce au détriment de l’intérêt général, celui de la loi du plus fort.   En son temps, comme nous le rappelle Roger-Pol Droit dans un article du Monde d’hier, Aristote nous avait averti sur les dangers de l’Hybris et de la chrématistique. Je reprends les définitions (merci Wikipedia) :

L’hybris (aussi écrit ubris, du grec ancien ὕϐρις / húbris) est une notion grecque que l'on peut traduire par « démesure ». C'est un sentiment violent inspiré par les passions et plus particulièrement, par l’orgueil. Les Grecs lui opposaient la tempérance ou modération (sophrosune). La chrématistique (de khréma, la richesse, la possession) est une notion créée par Aristote pour décrire l'état d'esprit de celui qui accumule le capital pour son plaisir. Aristote condamne cette attitude.

  Selon Aristote, l'accumulation de la monnaie pour la monnaie (la “chrématistique” dite “commerciale”) est une activité contre nature et qui déshumanise ceux qui s'y livrent : suivant l’exemple de Platon, il condamne ainsi le goût du profit et l'accumulation de richesses. Le commerce substitue l’argent aux biens ; l’usure crée de l’argent à partir de l’argent ; le marchand ne produit rien : tous sont condamnables d'un point de vue philosophique.

  Bien qu'Aristote traite la chrématistique comme un ensemble de ruses et de stratégies d’acquisition des richesses pour permettre un accroissement du pouvoir politique, il la condamnera toujours en tant que telle et donnera une place beaucoup plus importante à l’économie. Sa théorie fut reprise par plusieurs religions et idéologies : - L’Eglise catholique tout au long du Moyen-Âge reprend la critique aristotélicienne contre cette conduite économique et la déclare contraire à la religion. De nombreux auteurs estiment que la mise en œuvre de cette doctrine fut un obstacle au développement économique. - L’Islam également. On parle même aujourd’hui d’une « finance islamique » (voir mon article sur le sujet) ! - Karl Marx dans des pages du Capital reprend l'analyse des conséquences sur les personnes de ce qu'il nomme auris sacra fames (maudite soif de l’or) du nom latin donné à cette passion dévorante de l'argent pour l'argent.   Le moteur de l’autre modèle humaniste doit être un autre moteur que celui du profit, valorisant l'homme au lieu du profit individuel et des valeurs matérielles. C’est facile à dire, moins à réaliser ! Il ne peut se décréter simplement au nom des valeurs morales. Il nécessite de passer par une prise de conscience des citoyens et une compassion naturelle pour l'autre, retrouver un sentiment de fraternité qui prime sur l'égoïsme. C'est très profond. Pour que l'ensemble des citoyens se comportent chacun en privilégiant ces valeurs et votent pour des gouvernants, pour un modèle de société, qui fonctionnera selon la primauté de ces valeurs.   En attendant, il va falloir composer avec un modèle capitaliste toujours basé sur le profit individuel mais mieux encadré et régulé, et sous contraintes coercitives de respect de la durabilité (de l'environnement notamment), d'une plus grande justice sociale Nord/Sud et entre classes de populations, de principes moraux interdisant au niveau international des excès (rémunérations abusives) et des évictions à la loi (paradis fiscaux).   Il va falloir contenir l’Hybris en attendant que s’instaure une sophrosune naturelle !

  A méditer …

Le temps me manque mais …

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Occupé par le site officiel du MODEM VENDEE je n'ai pas beaucoupde temps a consacrer à ce blog pour le moment, alors au cas où … je vous indique 2 adresses :

A bientôt

21 octobre, 2008

Interview de Corinne Lepage (Ouest France)

Enregistré dans : Agenda, Revue de presse — modem85yeu @ 7:55

Corinne Lepage, vice-présidente du Mouvement Démocrate, était interviewée le 16 octobre par Edouard Maret pour Ouest-France. Elle aborde en particulier le lien entre le développement durable et l'éthique universelle pour la paix et la sécurité, le coût des matières premières, l'impact de la crise financière, …

Quel lien faites-vous entre développement durable et éthique universelle pour la paix et la sécurité?

Les risques climatiques et la pénurie de ressources jointes à la crise alimentaire et à la croissance des inégalités, tout cela, appartenant au développement durable - qui n'est pas que de l'environnement, contrairement à ce que l'on croit généralement - fait qu'il y a une véritable menace pour la paix dans le monde.


Car les États ont tendance à se recroqueviller pour assurer le minimum de la sécurité alimentaire et énergétique. Avec l'idée de développement durable, il s'agit de trouver, au-delà des différences, ce qui rapproche tous les hommes et les femmes.


Quand on parle de partage entre les États, sommes-nous prêts à accepter de donner aux autres, à ceux qui, dans vingt ans, seront 50 % de plus ?

Non. La grande difficulté est que les Occidentaux sont nombreux à ne pas se rendre compte qu'il ne s'agit pas seulement  d'une question d'éthique et de générosité. C'est une question d'intérêts. Les réfugiés climatiques pourraient être 250 millions dans les vingt ou trente ans à venir : le fait de leur permettre de pouvoir vivre dans leur lieu de naissance n'est pas sans intérêt… Y compris pour eux-mêmes !


Le coût des matières premières ainsi que les conditions climatiques sont-ils, selon vous, à l'origine de tensions qui ne pourraient que croître à l'avenir ?

C'est pour cela qu'il faut avoir présent à l'esprit que les sujets de développement durable sont aussi des sujets de gouvernance, à la fois nationale et internationale. La pression sur les ressources et les risques de pénurie peuvent laisser supposer que, si les systèmes démocratiques ne sont pas efficients, il faudra des systèmes autoritaires. Donc, il y aura menace pour les libertés publiques. S'ajoutent des menaces de guerre pour garder un accès à l'eau ou à d'autres ressources énergétiques essentielles.


Après la secousse financière et le glissement de la plaque sur laquelle ils se sont enfoncés, les USA auront-ils le même poids, à l'avenir, dans un contexte de mondialisation ?

Non, je crois que nous sommes entrés dans un monde multipolaire. La crise financière actuelle a bien des points communs avec la crise écologique. Par exemple, ses causes qui tiennent à un manque de responsabilité et à un rapport au temps qui est totalement faux. Nous sommes devenus une société de l'immédiateté. C'est ce qui a largement entraîné la crise financière d'aujourd'hui et c'est ce qui est à l'origine de la crise climatique et écologique que nous vivons. Par ailleurs, l'hyper capitalisme financier, qui a dominé les trente dernières années, est à l'origine d'un non-développement d'une économie durable.


Quelles premières leçons tirez-vous de la crise qui secoue la planète économique ?

Nous pourrions utiliser cette crise pour imaginer une troisième révolution industrielle afin de trouver des réponses à la fois aux enjeux sociaux et environnementaux. Mais je ne suis pas certaine que nous pourrons y arriver avec l'organisation du monde actuel.


Vous êtes donc pessimiste ?

Non, dubitative.


Propos recueillis par Édouard MARET (Ouest-France)




Philosophie de la crise financière… et question sur notre civilisation

Enregistré dans : Agenda, Revue de presse — modem85yeu @ 7:52

Cet article a été rédigé par un reporter d'AgoraVox,

Après l'effondrement du système communiste dans les années 90, nous venons de constater la ruine et l’échec du modèle néocapitaliste anglo-saxon libéral, fondé sur la recherche du profit individuel et sur la loi du marché (et la loi du plus fort, quitte à laisser les faibles sur le carreau) supposée équilibrante et autorégulatrice, créatrice de richesses pour le bien-être de tous.

La question essentielle qui se pose à nous est la suivante : allons-nous colmater les brèches de ce système et continuer à faire tourner le même moteur en le bridant, devons-nous “refonder le capitalisme”, ou bien existe-t-il un modèle alternatif ?

Les leçons de la crise sur le modèle néocapitaliste

Nous avons récemment réalisé que lorsque le système capitaliste mondialisé crée de la richesse, il accroit en même temps les inégalités, que ce soit au sein des nations ou entre les nations (Nord/sud). Voir mon article en attestant. Ce système n’est pas juste et il n’est pas durable.   De plus il est basé sur l’illusion. Illusion d’un marché parfait dans la transparence de l’information et la parfaite concurrence, l’équilibre des prix entre l’offre et la demande. Or le marché n’est pas parfait comme l’a démontré Joseph Stiglitz : l’accès à l’information n’est pas le même pour tous, certains étant privilégiés, la concurrence est faussée (effet des concentrations et des lobbyings), le prix de marché à un instant t reflète un prix marginal entre une offre et une demande marginale, le prix que les quelques acteurs en excédent de demande seront prêts à payer (le prix s’appliquant alors à tous), d’où les hausses fulgurantes vues cet été sur le pétrole et les matières premières ; de plus le prix de marché est plus basé sur la spéculation de la valeur future que sur la valeur réelle. Ce prix « marginal » s’appliquant à tout le stock, notamment pour la valorisation d’actifs dans les portefeuilles, dans les bilans (« fair value », « mark-to-market »), il donne l’illusion d’une valeur des biens, des entreprises, des banques, par la valeur de marché, qui en fait n’est pas forcément une valeur réelle représentative des biens.   Le résultat est qu’on vient de tomber de haut. La bourse a chuté d’environ 50% depuis le 1er janvier 2008. Ce n’est pas une « destruction de valeur » réelle des actifs de l’économie (la capacité des entreprises à produire n’a pas été modifiée), mais c’est tout comme car c’est la prise de conscience que la valeur de patrimoine de l’économie est deux fois moindre que ce que l’on croyait. Sans doute cette chute est-elle d’ailleurs bien trop forte comparée à une valeur « réelle », car l’effet violent du marché est toujours exagéré et en l’occurrence on surestime sans doute trop les risques tant que la confiance est à ce point entamée.   Illusion, bulle, … puis désillusion, éclatement de la bulle. Perte potentielle pour les épargnants, les retraites capitalisées, les assurances vies (comparée à ce qu’ils croyaient détenir). Perte brutale pour les banques dans leurs comptes à cause du fameux « mark-to-market », les obligeant à aligner plus de fonds propres pour couvrir ces pertes et faire face au reste de leurs engagements, eux-mêmes devenus plus risqués dans un contexte de récession économique. Pertes induites pour l’Etat et in fine le contribuable (émission de dette d’Etat même si elle est temporaire en attendant des jours meilleurs, afin de renflouer les banques, augmentant ensuite la charge financière de la dette). Pertes induites pour tous lorsque la crise financière devient crise économique (baisse de pouvoir d’achat, chômage) puis crise sociale.   La question de projet de société, voire de civilisation

  La question est donc finalement la suivante : - va-t-on se contenter d’éteindre l’incendie, de colmater les brèches par le plan de soutien aux banques et la mise en place de verrous supplémentaires, d’une régulation renforcée, d’encadrement des abus d’appropriation des profits (parachutes dorés, rémunération des grands patrons et des traders), d’ajustement de normes comptables bancaires, puis continuer à faire tourner cette machine infernale basée sur le même moteur de recherche effrénée du profit individuel ? Est-ce cela « refonder le capitalisme » comme le propose notre président de la république Nicolas Sarkozy ? Apparemment les vœux pieux et contraintes souhaitées de développement durable et de solidarité aux pays les moins avancés n’arrivent pas à s’imposer et devront peut-être s’imposer par d’autres électrochocs … - ou bien réfléchit-on vraiment en profondeur à un autre modèle ?   C’est la question essentielle, existentielle, de notre civilisation.   Si le modèle économique actuel ne fonctionne pas, il nous faut réinventer un projet de société et je dirais même plus un projet de civilisation. C’est ce que j’expliquais dans un article paru le 22 décembre 2007, avant même que Nicolas Sarkozy reprenne ce terme sur les conseils de Henri Guaino, s’inspirant du « projet de civilisation » de Edgard Morin.   Je disais dans cet article que la civilisation actuelle connaît les premiers signes de sa mortalité, notamment au travers du défi écologique. Mais bien au delà de cette mortalité physique, elle souffre également de signes de mortalité morale et spirituelle, de perte d’humanité. Je disais aussi, reprenant François Bayrou, qui à mon avis est l’homme politique en France et même en Europe qui a le mieux analyser notre monde, compris la société actuelle et pressenti tout ce qui allait se passer :   Le modèle de civilisation dominant, qui est celui du néocapitalisme basé essentiellement sur des valeurs matérialistes, la recherche du profit, la valeur de l’argent, et le règne de l’image, du paraître, au détriment des valeurs humaines et spirituelles. Dans ce modèle règne la loi du plus fort. Ce modèle fertilise son pouvoir sur le terrain de la mondialisation. Il génère des inégalités croissantes dans le monde et dans chacune des sociétés qui le composent. Il ne sait pas venir à bout de la pauvreté dans le monde ni du désastre écologique qui menace la planète, car les intérêts matériels et particuliers à court terme l’emportent toujours sur l’intérêt général à long terme. Il ne paraît pas non plus rendre les gens plus heureux, contribuer à augmenter le niveau de bonheur des populations, sinon par une éphémère impression de bonheur représentée par l’argent, un pouvoir d’achat. La domination du monde par ce modèle induit implicitement cette civilisation à sa propre destruction.

  Les partisans de ce modèle, au travers de partis politiques, ne clament pas bien sûr qu’ils recherchent les inégalités croissantes et la loi du plus fort, qui en fait sont implicites des valeurs matérialistes qu’ils érigent comme prioritaires. Ils aiment se proclamer tenants de la Démocratie et de la République, bien qu’ils n’en respectent pas des principes fondamentaux, galvaudant ces nobles termes pour épicer leurs discours ou les rendre convenables. Leur stratégie politique est basée sur la séduction, le pouvoir des médias, la soumission aux sondages, une forme de populisme, la conservation du pouvoir par les puissants tout en entretenant une volontaire léthargie, passivité des masses, en les divertissant par les jeux, les programmes télévisés, en les faisant rêver par l’entretien d’événements people, le star system, l’espérance de gains où chacun a sa chance (loterie et loto), … et l’illusion que le salut est dans l’action effrénée, quel que soit son aboutissement, du moment que « ça bouge ». C’est la société du « zapping » perpétuel.   Un autre modèle de civilisation a tenté de s’imposer au XXème siècle avec l’échec que l’on connaît matérialisé par la chute du mur de Berlin en 1989 et la période de la Perestroïka en URSS : le modèle socialiste communiste, très dirigiste, prônant l’appropriation des terres et bien de production par l’Etat, avec une centralisation extrême du pouvoir et de la redistribution des revenus. Ce modèle aboutit à un appauvrissement de la population, une déresponsabilisation des citoyens, à la prise de pouvoir par une oligarchie représentant l’Etat et s’octroyant des privilèges, à la dictature.   Il y a donc bien à présent deux modèles de civilisation qui s’affrontent aujourd’hui sur notre planète, dont la concurrence alimentera le combat politique des prochaines décennies, pas seulement en France mais également chez nos voisins européens comme aux Etats-Unis et même dans le reste du monde, remplaçant le traditionnel clivage « Gauche-droite » en France, aujourd’hui dépassé :

-d’un côté le modèle néocapitaliste basé sur des valeurs matérialistes, la loi du plus fort, qui génère des inégalités croissantes,

-de l’autre le modèle démocrate et humaniste, priorisant les valeurs humaines et spirituelles, visant une justice croissante et un développement humain. Sans cependant nier la réalité économique et le contexte de la mondialisation.   Quel moteur pour un modèle alternatif humaniste ?   On connait le moteur du modèle néocapitaliste : c’est celui de la recherche et de l’accumulation du profit individuel même s’il s’exerce au détriment de l’intérêt général, celui de la loi du plus fort.   En son temps, comme nous le rappelle Roger-Pol Droit dans un article du Monde d’hier, Aristote nous avait averti sur les dangers de l’Hybris et de la chrématistique. Je reprends les définitions (merci Wikipedia) :

L’hybris (aussi écrit ubris, du grec ancien ὕϐρις / húbris) est une notion grecque que l'on peut traduire par « démesure ». C'est un sentiment violent inspiré par les passions et plus particulièrement, par l’orgueil. Les Grecs lui opposaient la tempérance ou modération (sophrosune). La chrématistique (de khréma, la richesse, la possession) est une notion créée par Aristote pour décrire l'état d'esprit de celui qui accumule le capital pour son plaisir. Aristote condamne cette attitude.

  Selon Aristote, l'accumulation de la monnaie pour la monnaie (la “chrématistique” dite “commerciale”) est une activité contre nature et qui déshumanise ceux qui s'y livrent : suivant l’exemple de Platon, il condamne ainsi le goût du profit et l'accumulation de richesses. Le commerce substitue l’argent aux biens ; l’usure crée de l’argent à partir de l’argent ; le marchand ne produit rien : tous sont condamnables d'un point de vue philosophique.

  Bien qu'Aristote traite la chrématistique comme un ensemble de ruses et de stratégies d’acquisition des richesses pour permettre un accroissement du pouvoir politique, il la condamnera toujours en tant que telle et donnera une place beaucoup plus importante à l’économie. Sa théorie fut reprise par plusieurs religions et idéologies : - L’Eglise catholique tout au long du Moyen-Âge reprend la critique aristotélicienne contre cette conduite économique et la déclare contraire à la religion. De nombreux auteurs estiment que la mise en œuvre de cette doctrine fut un obstacle au développement économique. - L’Islam également. On parle même aujourd’hui d’une « finance islamique » (voir mon article sur le sujet) ! - Karl Marx dans des pages du Capital reprend l'analyse des conséquences sur les personnes de ce qu'il nomme auris sacra fames (maudite soif de l’or) du nom latin donné à cette passion dévorante de l'argent pour l'argent.   Le moteur de l’autre modèle humaniste doit être un autre moteur que celui du profit, valorisant l'homme au lieu du profit individuel et des valeurs matérielles. C’est facile à dire, moins à réaliser ! Il ne peut se décréter simplement au nom des valeurs morales. Il nécessite de passer par une prise de conscience des citoyens et une compassion naturelle pour l'autre, retrouver un sentiment de fraternité qui prime sur l'égoïsme. C'est très profond. Pour que l'ensemble des citoyens se comportent chacun en privilégiant ces valeurs et votent pour des gouvernants, pour un modèle de société, qui fonctionnera selon la primauté de ces valeurs.   En attendant, il va falloir composer avec un modèle capitaliste toujours basé sur le profit individuel mais mieux encadré et régulé, et sous contraintes coercitives de respect de la durabilité (de l'environnement notamment), d'une plus grande justice sociale Nord/Sud et entre classes de populations, de principes moraux interdisant au niveau international des excès (rémunérations abusives) et des évictions à la loi (paradis fiscaux).   Il va falloir contenir l’Hybris en attendant que s’instaure une sophrosune naturelle !

  A méditer …

16 octobre, 2008

Le prix de l’Insularité

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extrait du site www.ile-yeu.net

Régie : lettre ouverte au Conseil Général de la Mairie et des Associations

Le Maire et son Conseil municipal, l' Association Aller Retour, l'Office du Tourisme et l'Union des Commercants et Artisans, viennent de publier une lettre ouverte destinée au Président du Conseil Général dans laquelle ils dénoncent “le fossé qui sépare les décideurs de la Régie de la population islaise”.

3 points y sont évoqués : La carte insulaire, Ascendants et descendants islais, politique tarifaire.

Les co-signataires terminent ce courrier en affirmant que “Faute d'une réponse satisfaisante, il nous faudra envisager des actions plus spectaculaires dont le Conseil Générals portera la responsabilité”. (SG)

- Lire la lettre -

Cette lettre pose plusieurs questions qui me semble mériter concertation :

Le conseil général assure t'il vraiment la continuité entre l'Ile d'Yeu et le continent comme il en est de ses missions ?

Quelle est le prix a payer pour y parvenir et comment doivent être répartis les efforts financiers (collectivité/usagers)

La représentation des usagers (l'Ile d'Yeu) est elle suffisante ?

 

15 octobre, 2008

A la conquête de la mer (au large de la Vendée …)

Enregistré dans : Agenda, Revue de presse — modem85yeu @ 8:20

Energie : Encore un sujet de réflexion ! (extrait site Mer et Marine)

Diversification du bouquet énergétique : A la conquête de la merDans le cadre du développement des énergies renouvelables, la mer offre semble-t-il un énorme potentiel. L'utilisation la plus connue est celle des éoliennes offshores. Déjà développé dans les pays du nord de l'Europe, ces champs éoliens n'ont pas encore vu le jour en France. Plusieurs projets sont toutefois en cours, principalement en Manche, mais aussi depuis peu au large de l'Ile d'Yeu (présenté par WPD Offshore France). Les investissements restent néanmoins lourds. Le coût de la construction des 120 générateurs projetés au large de la Vendée est par exemple annoncé à 1.5 milliard d'euros pour une puissance installée de 600 MW et emprise sur la mer de 70 kilomètres carrés. Aux côtés des éoliennes offshores qui, bien que localisées en mer, utilisent par définition le vent, des dispositifs ont été conçus pour recueillir l'énergie marine. Car, selon l'Agence Internationale de l'Energie, l'énergie des vagues dispose de la ressource la plus abondante de toutes les énergies renouvelables marines. On estime, ainsi, que l'énergie récupérable de ce gisement brut pourrait s'élever à 5000 TWh/an, soit pratiquement le tiers de la consommation mondiale d'électricité. (17.000 TWh en 2004).

Les différents dispositifs

Plusieurs dispositifs destinés à recueillir l'énergie marine sont déjà en service ou à l'état de projets. Le plus connu est l'usine marémotrice, à l'image de la centrale installée sur la Rance, en Bretagne, et qui produit son énergie grâce aux marées.
Utilisant le même principe que les éoliennes, mais dans l'eau, les hydroliennes sont quant, à elles, placées sur le fond de la mer, dans une zone de courants, les hélices faisant tourner des générateurs. Un modèle du genre, imaginé par la société bretonne Hydrohelix, a été immergé à titre d'expérimentation, il y a quelques mois, devant Bénodet (Finistère).


Hydrolienne (© : HYDROHELIX ENERGIES)

Il existe aussi un système à colonne d'eau oscillante, sorte de gros tube dans lequel les vagues viennent s'engouffrer. Le système utilise la compression de l'air par l'oscillation de l'eau dans une chambre fermée. Des turbines sont ensuite actionnées mécaniquement par l'air sous pression. Deux centrales expérimentales de ce type existent en Europe. L'équipement présente toutefois le désavantage d'imposer une importante emprunte terrestre, ce qui rend difficile son incorporation dans le paysage et, en France, se heurte à la loi littoral (un dispositif offshore est étudié).
Autre système, le dispositif dit « par déferlement », a été imaginé pour faire monter les vagues sur un large plan incliné. L'eau rempli divers étages de réservoirs et retourne à la mer via des turbines. Là encore, l'intégration dans un environnement naturel reste problématique, d'où l'idée d'installer ces équipements en mer.
Un autre concept porte sur une machine posée au fond de la mer, sorte de grosse cloche, doté d'un système de pompage transférant l'eau sous pression jusqu'à la terre. Il utilise l'oscillation de l'eau induite par les vagues et ressentie dans toute la hauteur d'eau.


Le Pelamis (© : DROITS RESERVES)

Et il y a enfin le procédé par flotteur, tel le Pelamis ou le Searev. Pour Alain Clément, ces machines offrent de nombreux avantages, tant en matière de respect de l'environnement que de rendement ou d'impact environnemental : « Par rapport à des systèmes comme la colonne d'eau oscillante, ce principe permet d'aller chercher au large l'énergie des vagues. Il présente une plus grande facilité de déploiement et un meilleur rendement, l'énergie des vagues se dégradant à mesure qu'elles se rapprochent des côtes ». Dans le contexte actuel, les nouveaux gisements énergétiques d'origine naturelle devrait, en tous cas, connaître un coup d'accélérateur dans les prochaines années.
En France, suite au Grenelle de l'Environnement, l'Etat s'est engagé d'ici 2050 à diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre telles qu'elles étaient en 1990. Dans le même temps, l'objectif de la part des énergies renouvelables dans la consommation française a été fixé à 20% en 2020.





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